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D’août à décembre 2010 une étude préliminaire sur l’élaboration d’une politique en matière d’acquisition, de gestion et de maintenance des équipements médico-techniques en République du Bénin a été réalisée, pour le compte du cabinet Conseil Santé, par Dr Denis PIGOT et Monsieur Marcel KONKOBO, ingénieur biomédical hospitalier.

Cette étude s’est déroulée en trois phases : une phase de revue documentaire et d’entretien avec les personnes ressources du système de santé, une phase de terrain de quatre semaines qui a permis de parcourir tous les départements sanitaires et une phase d’élaboration du rapport et de collectes complémentaires de données auprès de groupes spécifiques d’acteurs de la santé ainsi qu’auprès des partenaires techniques et financiers.

L’état des lieux sur la problématique de l’équipement médico-technique a mis en évidence l’intervention de multiples acteurs dans un contexte où les textes réglementaires ont des insuffisances s’ils ne sont pas totalement absents.

Au niveau organisationnel, l’existence d’une direction centrale responsable de la gestion et la maintenance des équipements est un atout majeur même si des améliorations sont à faire au niveau de son leadership, de son management et de son fonctionnement. Les défis majeurs pour cette direction restent effectivement les ressources humaines en maintenance, la formation initiale et continue ainsi que l’encadrement des agents sur le terrain.

En ce qui concerne la maintenance, seuls quelques hôpitaux possèdent une unité qui se limite à l’exécution de tâches générales de maintenance corrective. Le système de maintenance est affecté par de graves problèmes d’organisation et de manque de ressources financières et de personnel qualifié tant en maintenance que pour l’utilisation des équipements. Les quelques expériences de contractualisation en cours avec des prestataires privés de maintenance ouvrent des perspectives intéressantes mais en l’état actuel on note un manque de suivi de la qualité des prestations et peu d’implication des structures sanitaires bénéficiaires.

La disponibilité des équipements médico-techniques ainsi que leur état physique varie significativement d’une structure à l’autre mais en général toutes connaissent une insuffisance notoire en équipements essentiels et matériels de base. Dans de telles conditions, la qualité des diagnostics et des traitements ainsi que la sécurité des patients ne peuvent qu’être sérieusement affectées.

La mission a proposé une révision des listes normatives pour les équipements médico-techniques des formations sanitaires et hôpitaux et les a actualisées en introduisant la notion d’équipements essentiels à ces différents niveaux de soins. De plus, la mission a développé une proposition de liste spécifique pour le niveau intermédiaire et préparé un ensemble d’informations pour les équipements les plus significatifs, avec les spécifications techniques, la durée de vie indicative et les éléments de coût global. Des recommandations ont également été émises sur les besoins en formation des agents de santé chargés de l’utilisation et la maintenance des équipements.

L’ensemble de ces éléments devront être revus et discutés dans un cadre formellement organisé au niveau du Ministère de la Santé. Le comité chargé de la révision de ce document devra se donner tous les moyens de parvenir à un document consensuel, réaliste et réalisable pour l’ensemble des formations sanitaires et des hôpitaux publics concernés.

Tenant compte des analyses précédentes, une étude de préfaisabilité pour une agence nationale pour l’équipement et la réhabilitation a été réalisée. Après avoir mesuré les enjeux liés a la création de cette agence pour le système sanitaire, la mission a opté pour une démarche de larges consultations et d’analyse approfondie de la situation. Pour ce faire un nombre important de personnes ont été consultées, différentes expériences et initiatives ont été prises en compte, et divers documents en relation avec le sujet ont été exploités. Trois hypothèses en relation avec le mode de fonctionnement de l’agence ont été émises et analysées ; le type de structure proposée par la mission est une agence qui, avec les acteurs traditionnels de l’équipement médico - technique, forme un système régulé dans un principe de séparation des fonctions : celui qui finance n’exécute pas, celui qui exécute ne supervise pas. L’agence ne reprend pas à son compte des fonctions qui appartenaient auparavant à d’autres structures car ses fonctions sont nouvelles.

Le statut de l’agence et son ancrage institutionnel ainsi que son organisation et le profil du personnel qui devra l’animer sont des thématiques qui ont été abordés et traités.

Un plan d’actions valorisé accompagnant la création de l’agence a été développé. Ce plan comprend un ensemble d’actions à mette en œuvre par l’agence et par les autres acteurs concernés du Ministère de la Santé.

Marcel KONKOBO
Ingénieur Biomédical Hospitalier
Directeur de FASO IMB Sarl
07BP 5180 Ouagadougou 07
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site web: www.faso-imb.com

07 June 2017

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